La Tariqatu Tijaniyya à travers le monde

La Tariqatu Tijaniyya à travers le monde
Le berceau de la voie Tijaniyya est l’Algérie, puis elle s’est déplacée vers le Maroc, notamment à la ville de Fès, où elle fut adoptée par ses savants et ses dirigeants. Le fondateur de la voie, le cheikh Sidi Ahmad Tijani (qu’Allah l’agrée), est né à ‘Aïn Madi, aujourd’hui rattachée à la wilaya de Laghouat en Algérie, en l’an 1150 de l’Hégire.
La voie commença à se répandre dans sa ville natale, ‘Aïn Madi, parmi les membres de sa famille et ses proches, puis cette propagation s’étendit progressivement à de nombreuses régions du désert algérien, avant de gagner l’ensemble du territoire algérien.
Il est difficile de recenser tous les hommes qui ont contribué à la diffusion des enseignements de la voie en Algérie. Parmi eux figurent : l’érudit Sidi Mohammed Al-Habib et Sidi Mohammed Al-Kabir, fils du cheikh Sidi Ahmad Tijani, ainsi que Sidi Ahmad Ammar, fils de Sidi Mohammed Al-Habib (qu’Allah les agrée). Ils ont joué un rôle majeur dans la préservation de la voie et dans le maintien de la cohésion de la communauté.
On compte également parmi eux le petit-fils du cheikh, Sidi El-Hadj Omar Tijani, originaire d’Algérie.
Parmi eux aussi : le pôle (Qutb) et calife Sidi El-Hadj Ali At-Tamasini, un homme d’action qui laissa à sa zawiya une immense richesse constituée de quatorze mille palmiers. Il laissa également de nombreux disciples et des hommes qui portèrent la voie après lui, dont le calife actuel Sidi Mohammed Al-‘Aid (qu’Allah l’agrée).
On trouve aussi l’érudit Sidi El-Hadj Ali Harazimi, qui a consigné les enseignements et les sciences du cheikh dans l’ouvrage de référence « Jawahir al-Ma‘ani », et qui joua un rôle éducatif dans plusieurs régions comme la Tunisie, l’Égypte et le Hijaz.
Parmi les grands savants figurent également : le cheikh Mohammed Akansous, le cheikh Ahmad Skirej, et le cheikh Idriss Al-Iraqi, auteur de nombreux ouvrages.
En Tunisie, on trouve le cheikh Sidi Ibrahim Riahi (qu’Allah l’agrée).
En Égypte, en Libye, au Soudan, en Palestine, au Levant, au Hijaz et dans toute l’Afrique, la voie s’est largement répandue. Parmi les savants d’Égypte : le cheikh Mohammed Al-Hafiz Al-Misri, reconnu pour ses qualités de guide spirituel et d’éducateur. Il a laissé de nombreux disciples à travers le monde et plusieurs ouvrages, dont la revue « Tariq al-Haqq ».
Au Soudan, les tijanis jouent un rôle important dans la préservation des principes de l’islam. Parmi eux : Sidi Mohammed ibn Al-Mukhtar et le grand juriste malikite Mohammed Al-Mustafa Al-‘Alawi.
Dans le Hijaz
Selon le livre « Éclairages sur le cheikh Tijani et ses disciples », parmi les représentants établis à Médine figurent : El-Hadj Mohammed Abdel Malik Al-‘Alami, son frère l’érudit Al-Laqqani, leurs descendants, Mohammed Alfa Hachim, le cheikh Ibrahim As-Soussi, El-Hadj Ibrahim As-Soudani et El-Hadj Mustafa Al-‘Alawi.
Il est également mentionné que le cheikh Mohammed Abdel Malik As-Sa’ihi fut le fondateur de la première zawiya tijaniyya à Médine.
Dans les autres régions
En Arabie Saoudite, parmi les grands savants de la voie : Sidi Mohammed Al-Ghali, descendant du Prophète.
La voie est également présente à Bahreïn, au Koweït, aux Émirats arabes unis, en Afghanistan, au Pakistan, en Iran, en Irak et en Turquie.
En Europe
Elle s’est étendue à l’Europe grâce au Cheikh Ahmad Mansour, qui diffusa la voie en France, où la capitale comptait à elle seule quatorze zawiyas en 1945. À partir de 1970, les migrants tijanis ont fondé une zawiya à Ivry.
Elle s’est ensuite introduite en Italie, puis en Angleterre, en Albanie et dans les Balkans.
Au Levant et en Palestine
Parmi ceux qui ont rejoint la voie : le cheikh combattant عز الدين القسام, Ahmad Dadassi et Ali Ad-Daqar.
En Jordanie, parmi les grands savants Tijanis : le mufti Nouh Al-Qudah.
En Afrique
L’Afrique est sans conteste le plus grand centre mondial de la voie tijaniyya. Les pays les plus marqués par sa présence sont : le Nigeria, le Sénégal, le Ghana, le Mali, le Niger, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Sierra Leone, la Gambie, le Liberia, le Togo et le Bénin.
Parmi les grands cheikhs actuels du Nigeria : le cheikh Ibrahim Salih Al-Husseini, Tahir Othman Buti et Mohammed Sanusi.
Au Sénégal : la famille du cheikh Ibrahim Niasse, mondialement connue.
Au Ghana : le cheikh Abdullah Maikano et le cheikh Othman Sharubutu.
Au Mali : la famille du cheikh Ahmadou Hampâté Ba et d’autres grandes figures.
Au Niger : le cheikh Abou Bakr Jouti et le cheikh Chouaib Yami.
Au Burkina Faso : le cheikh Aboubacar Maïga et El-Hadj Yaacoub Ouédraogo.
En Côte d’Ivoire : la famille du Cheikh Charif Abdoul Aziz
En Sierra Leone : le cheikh Ahmad At-Tounsi.
Au Liberia : El-Hadj Mohammed Alfa Hachim.
En Asie
La voie s’est largement répandue en Chine, à Singapour, en Indonésie, en Malaisie et en Inde grâce aux efforts de plusieurs cheikhs comme Mohammed Al-Mahi Cissé, Ibrahim Salih Al-Husseini, Ahmad Al-Hadi Al-Husseini et le Dr Omar Massoud.
Aux États–Unis
Selon des études académiques, la voie tijaniyya occupe une place importante parmi les confréries soufies. Une grande proportion des musulmans africains-américains y est affiliée.
L’imam Hassan Cissé (qu’Allah lui fasse miséricorde) déclara en 2008 qu’il avait introduit la voie dans plusieurs villes américaines telles que New York, Washington, Atlanta, Chicago, Detroit, Californie et Memphis, ainsi qu’aux Bermudes et à Trinidad.
Parmi les cheikhs actuels aux États-Unis : Ahmad Tijani ibn Omar.
Conclusion
On estime que les adeptes de la voie tijaniyya représentent environ un tiers des musulmans dans le monde.

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